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Guy Philippe, sénateur élu de la Grand'Anse, arrêté par la Brigade de lutte contre les stupéfiants (BLTS)

Guy Philippe, 49 ans, sénateur élu de la Grand'Anse, a été arrêté par des membres de l’unité antidrogue de la Police d'Haïti, la fameuse Brigade de lutte contre les stupéfiants (BLTS), a annoncé la radio Scoop FM quelques minutes avant 4 heures, le jeudi 5 janvier. Une source proche de la police nationale a confirmé pour Le Nouvelliste l’arrestation de Guy Philippe par une unité de la BLTS, unité agissant sous les instructions de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Guy Philippe, ancien militaire et ancien membre de la Police nationale d'Haïti (PNH) après le démantèlement des Forces Armées d'Haïti (FADH), a été appréhendé en sortant d’une émission de débat très populaire sur la radio Scoop FM, a déclaré à l’antenne Garry Pierre Paul Charles, directeur de la station et animateur de l’émissions Haïti Débats. Selon les déclarations de journalistes témoins de la scène, ce sont des membres de l’unité antidrogue de la PNH qui ont mené l’opération pendant que le sénateur fraîchement élu prenait un bain de foule devant le local de la radio avant de rejoindre son véhicule. Pendant plusieurs minutes, Scoop FM a interrompu ses émissions après que les auditeurs eurent écouté en direct des tirs nourris d’armes à feu. Selon Garry Pierre Paul Charles, Guy Philippe n’avait pas été invité à prendre part à l’émission de ce jeudi. Il était passé et avait été interviewé en direct comme cela se fait souvent lors des émissions de grande écoute en Haïti. Le sénateur élu Guy Philippe, longtemps recherché par les services antidrogues américains, notamment la DEA, considéré comme un fugitif, avait pris part en 2003 à la rébellion armée qui avait aidé à la chute et au départ pour l’exil du président Jean-Bertrand Aristide en février 2004. Récemment le nom de Guy Philippe a été cité comme commanditaire d’une attaque contre un commissariat aux Cayes. Le Bureau des affaires criminelles (BAC) de la PNH avait conclu dans une enquête qu’il était l’auteur intellectuel de l’attaque survenue en mai 2016. Au cours de l’affrontement en question, il y avait eu un mort et deux blessés dans les rangs des policiers. Les assaillants ont quitté les lieux en emportant une vingtaine d'armes à feu et des gilets pare-balles de la police. Un assaillant avait été tué dans l'affrontement avec les forces de l'ordre et trois autres avaient trouvé la mort dans un accident de voiture lors de leur fuite, rappelle une dépêche de l’Agence France Presse. "Cette attaque a été planifiée au cours d'une rencontre tenue par un groupe de présumés bandits se faisant passer pour des membres de l'ex-FAD'H (Forces Armées d'Haïti, démantelée en 1995), sous l'égide du nommé Guy Philippe", avait indiqué le rapport du BAC. Guy Philippe avait toujours nié toute participation à cette affaire du commissariat des Cayes. Un mandat avait été lancé contre lui. En campagne électorale, il était intouchable. Membre du Consortium des partis politiques, un petit regroupement proche du Parti Haïtien Tèt Kale, il est réputé proche de Michel Martelly et du président élu Jovenel Moïse qui lui avait rendu visite pendant la campagne électorale dans son fief de Pestel. Guy Philippe n'a pas encore prêté serment au Parlement haïtien. « Le sénateur élu Guy Philippe a été arrêté en jouissant du statut particulier de celui qui n’est plus en campagne, mais n’est pas encore parlementaire avec toutes les immunités que lui confère sa fonction », a souligné pour Le Nouvelliste un avocat consulté sur la question. Pour le moment, on ignore les charges retenues contre Guy Philippe. Une photo du sénateur élu entouré d’hommes lourdement armés fait le tour des réseaux sociaux depuis jeudi matin.


Jude Célestin, Moïse Jean-Charles et Maryse Narcisse n'en démordent pas. Ils n’entendent pas reconnaître les résultats définitifs de la présidentielle et appellent à la mobilisation. D’autres candidats ont par contre accepté les résultats et félicitent le nouveau président élu.

« Nous ne sommes pas d’accord», se rebelle Jude Célestin par rapport aux résultats définitifs de la présidentielle. « Nous allons continuer à nous battre contre ce qui vient d’être fait», prévient celui qui figure en deuxième position dans ces résultats. Le candidat de la Ligue alternative pour le progrès et l'émancipation d’Haïti qui intervenait sur les ondes de Radio Kiskeya lance un appel à la mobilisation pacifique. Cet appel s’adresse non seulement à ceux qui ont l’habitude de manifester dans les rues mais aussi à tous les secteurs de la vie nationale, selon Jude Célestin qui pense qu’on ne peut construire le pays sur une base de «tricherie» et de «mensonge». Il n’est pas normal d’accepter ce genre de chose, a-t-il dit avant de mettre fin à l’interview. « Kafe a gen ma, nou p ap bwè l», a lâché tout de go le candidat de la plateforme Pitit Dessalines sur Magik 9. Parce que le BCEN n’avait pas fait appel à l’ONI pour vérifier la conformité des CIN ni aux agents de la DCPJ pour authentifier les empreintes digitales, Moïse Jean-Charles crache sur le travail des juges du BCEN. « Nous allons passer à la phase politique», annonce l’ex- sénateur, signalant que tous les recours technico-juridiques sont pour l’heure dépassés. Les militants de la plateforme Pitit Dessalines seront dans les prochains jours dans les rues pour dénoncer les résultats définitifs de l'élection présidentielle. « Nous avons le choix de rester tranquillement chez nous et livrer le pays à ces gens ou gagner les rues pour revendiquer nos droits et dénoncer le coup d’État électoral», s’écrie Moïse Jean-Charles. Nombreux sont ceux qui redoutent des actes de violence et des casses dans le cadre des manifestations prévues. « Il y a des gens qui ont commis plus de violences pacifiques dans le pays», fait remarquer Moïse Jean-Charles, qui dit toutefois condamner la casse enregistrée lors de certaines manifestations. « Fanmi Lavalas n’acceptera pas ce coup d’Etat électoral», écrit le comité exécutif dans une note à la suite de la publication des résultats. Les responsables du comité exécutif du parti de Jean-Bertrand Aristide critiquent le Conseil électoral provisoire pour violation des articles 187, 158.1 et 171.1 du décret électoral et qui, selon eux, refusent de respecter le principe démocratique: un citoyen, une voix. Pour toutes ces raisons, l’organisation Fanmi Lavalas affirme qu’il continue de rejeter ce coup d’État électoral. Il ne reconnaîtra aucun résultat publié par le CEP aussi longtemps que la vérification qui aurait dû avoir lieu ne se poursuivra conformément aux exigences du décret électoral », précise la note signée de Joël Edouard Vorbe et Anthony Dessources, appelant les associations paysannes, les ouvriers, les professionnels et les femmes à la mobilisation. « Il était temps que ce chapitre électoral ouvert depuis deux ans se termine», a déclaré Clarens Renois, soulagé. Il faut maintenant ouvrir le chapitre des défis qui attendent le pays avec un gouvernement légitime, ajoute celui qui est classé en douzième position dans les résultats publiés mardi par le CEP, avec 0.16% des voix. Contacté par le journal, l’ancien candidat appelle les perdants contestataires à se rendre à l’évidence que le processus est terminé et les invite à « s’engager dans une opposition constructive». Il promet de faire partie de cette opposition « s’il le faut en vue d’apprécier, de critiquer et d’encourager». Clarens Renois affirme avoir appelé le président élu pour le féliciter et lui «souhaiter bonne chance pour Haïti » bien avant la publication des résultats définitifs. Il avait pressenti la victoire de Jovenel Moïse qui était mieux placé par rapport à ses concurrents. Il lui a conseillé d’inviter ses poursuivants immédiats en vue de discuter avec eux sur les contributions qu’ils peuvent apporter pour le bien du pays. Clarens Renois en profite également pour lancer un appel au calme et à la sérénité à l’endroit de tous ceux qui sont contre les résultats à tort ou à raison. En ce qui concerne Éric Jean-Baptiste, « l'élection présidentielle est terminée». Il appelle le 58e président d’Haïti à se mettre au travail. « Il faut passer à autre chose et se mettre au travail», exige l’ancien candidat, annonçant que l’année 2017 ne sera pas facile. Celui qui avait retiré sa candidature pour supporter celle de Jude Célestin a déclaré sur Magik 9 mercredi matin avoir appelé Jovenel Moïse au téléphone pour le féliciter et lui donner quelques conseils et l'invite à faire attention à ceux qu’il considère comme des flatteurs qui rôdent autour du nouveau président d’Haïti. « C’est lui qui sera jugé pour les actions qu’il aura à entreprendre, non ses flatteurs», lui a-t-il fait savoir. Eric Jean-Baptiste promet de continuer à donner des conseils en aparté au chef de l’État s’il restera accessible. Dans le cas contraire, a-t-il poursuivi, il le fera publiquement par lettre ouverte ou dans les médias. L’ancien candidat à la présidence a par ailleurs annoncé qu’il serait dans l’opposition. « Une opposition qui ne se contentera pas de critiquer mais qui fera aussi des propositions», a-t-il dit, tout en décidant d’accorder un temps de grâce à l’ancien P.D.G. de l’Agritrans. Le candidat de Randevou, Maxo Joseph n’a ni salué la publication des résultats ni félicité Jovenel Moïse. « Le Conseil électoral provisoire est l’organe habilité à proclamer le vainqueur des élections. Il a tranché, nous n’avons rien à redire en tant que démocrates. Nous devons aborder dans le sens de l’institution», s’est-il contenté de dire. Donné septième avec 5 336 votes, soit 0.50%, Maxo Joseph espère que les nouveaux dirigeants vont travailler pour renforcer la transparence au niveau de l’institution électorale. Il plaide en faveur de l’introduction du vote électronique. Maxo Joseph souhaite également qu’il y ait une campagne de sensibilisation en vue d’un réveil citoyen. Jean Henry Céant, qui avait déjà reconnu sa défaite, n’a pas souhaité faire des commentaires à la suite de la publication des résultats. «Je laisse ceux qui sont contre argumenter», a-t-il confié dans un large sourire. D’autres candidats, tels Edmonde Supplice Beauzile, Marie Antoinette Gauthier et Jean Bertin ont été contactés sans succès par le journal.


Deux champions de la Caraïbe (U-17 et U-20) : les Juniors nous ont régalés en 2016, nous faisant rêver d'une qualification en Coupe du monde . Mais croisons les doigts pour la suite. Des récompenses rapportées par nos volleyeuses. Ces deux faits constituent une immense consolation dans une année sportive rare en succès et émaillée d'incertitudes voire d'incohérences. Voici dans l'ordre alphabétique quelques faits saillants qui ont marqué l'année 2016.

A comme Aigle Noir relégué pour la première fois en deuxième division. Pourtant, le club du Bel-Air avait l’air de se donner les moyens de se refaire une santé dès le début de la saison. B comme Brésil : terre promise ou terre brûlée pour l’équipe nationale des U-20 dont un coach brésilien a été préféré à l’entraîneur haïtien qui l’a conduite au titre de champion de la Caraïbe. . C comme Comité olympique haïtien rattrapé par son passé de scandale financier. D comme Danger pour l'équipe nationale de football qui se retrouve sans sélectionneur tandis que les barrages pointent à l'horizon pour une qualification en Gold Cup. E comme engouement des supporters dans les villes de province pour les matches de leurs clubs préférés. F comme FICA au firmament du football haïtien. C’est le 7e sacre pour le Football Inter Club Association qui a vécu l’enfer de la deuxième division cinq saisons durant . G comme Gala des champions ou la soirée de boxe internationale qui a tenu ses promesses. Satisfaction pour le public et le promoteur de boxe internationale Jacques Deschamps Fils qui a vu tous les boxeurs haïtiens gagner et conserver leur titre. H comme Hans Larsen : le président du COH a vu son mandat prolongé contre vents et marées. I comme l'illusion de faire gérer par la FHF la compétition de football féminin. J comme Junior Bazane, champion du tournoi de tennis TECINA Open ou Jean-Luc Auguste, champion automobile 2016. L comme léthargie : les supporters n’ont pas répondu présent au stade Sylvio Cator toute la saison. M comme Mélissa Saint-Vil, vedette de boxe victorieuse et qui a conquis le public au Karibe Convention Center. N comme Neveu : Le coach français abandonne en pleine mer le bateau des Grenadiers engagés dans la course à la qualification pour la Gold Cup. O comme Obas Élise. Jamais secrétaire générale du Don Bosco n’a été autant efficace que sympathique. Plus dévouée pour son club, malgré tous les aléas, on meurt. P comme Patrice Dumond : le célèbre chroniqueur sportif s’est porté candidat au Sénat de la République. Q uestion à un million de gourdes: le grand bond en avant pour le sport haïtien, c’est pour quand ? R comme recul pour l’équipe nationale A qui n’occupe que la 73 e place au classement de la FIFA. S comme Sylvestre Noël, joueur du Racing qui a frappé au visage l’ arbitre en plein match de championnat. Barbarie, quand tu nous tiens. S comme Soleida. La volleyeuse des Tigresses a récolté l'un des titres de meilleur athlète au championnat de la Caraïbe. T comme tentative de mettre le feu au siège de la Fédération haïtienne de football par une minorité d’excités. Des agissements tout à fait condamnables. U comme U-20 ou U-17 champions de la Caraïbe: la seule fierté du club Haïti en football international. V comme le Violette. À l’instar de l’Aigle Noir, les bleu et blanc tombent mais retrouvent la deuxième division. W comme Woobens Philogène. L’attaquant de Ouanaminthe est couronné meilleur buteur de la compétition nationale de D1 en série clôture. X comme xénophobie : cette saison, certaines voies se sont élevées à tort ou à raison contre la pratique de mettre un étranger à la tête de la sélection nationale. Y comme yeux doux : qui va en faire à la sélection nationale A sevrée , voire libérée récemment, du coach français Patrice Neveu. Z éro gourde toujours dans le compte de la FHF d’année en année. La démission de Patrice Neveu pour raison économique l'aurait confirmé . De quoi se poser d’autres questions.


L'année 2016 en dix évènements culturels

En Haïti, la politique relègue tout au second plan. Ce pays est miné par cette chose qui devrait être un art pour organiser le pouvoir dans l’État, son exercice dans les institutions politiques. La culture, c’est comme l’oxygène, elle pénètre dans tout. On oublie trop souvent qu’il faut agir sur notre culture politique pour donner un nouveau souffle au pays. Cette année, Le Nouvelliste a sélectionné dix événements marquants dans notre paysage culturel. Ce regard sur l’actualité s’ouvre sur un air de jazz. La 10e édition du PAPJazz Le Festival de jazz de Port-au-Prince, pour sa 10e édition, a réuni une pléiade d’artistes en Haïti. Du 23 au 30 janvier 2016, des artistes de renommée internationale avaient investi nos scènes. Du jazz d’horizons divers-États-Unis, Canada, Allemagne, Japon, Espagne, Suisse, France, Belgique, Cuba, Chili, Mexique-avait fait le bonheur des jazzophiles. On a apprécié Thomas Siffling, Kenny Garrett, Godwin Louis, Jonathan Michel, Jean Caze, Pauline Jean, Carolyn Malachi, Réginald Policard, Joël Widmaier, John Bern Thomas Obed Calvaire, Mushy Widmaier, et d’autres étoiles du jazz. La Fondation Haïti Jazz, en dix ans, a su créer une nouvelle attente dans le cœur des Port-au-Princiens. On attend la 11e édition contre vents et marées. 2016, un carnaval spécial À cause des complications liées à la conjoncture politique (crises électorales, fin du mandat présidentiel), le carnaval national s’est déroulé pendant seulement deux jours au Champ de Mars. Dans un climat sécuritaire affaibli, sept groupes musicaux ont foulé le macadam: Boukman Eksperyans, Barikad Crew, Rockfam, Bèl Plezi, Mass Konpa, Kreyòl La et Carimi. T-Vice et Djakout #1, deux ténors du carnaval haïtien, ont refusé de prendre part aux festivités. Michel Martelly est parti du pouvoir sans avoir fait danser les festivaliers sur le rythme de sa méringue « Ti Lili ». Une vraie provocation pour l’opinion publique. La 22e édition de Livres en folie met à l’honneur Marie Vieux-Chauvet La 22e édition de Livres en Folie a mis à l’honneur la romancière Marie Vieux- Chauvet. Pour rendre hommage à cette écrivaine qui aurait eu cent ans cette année : capsules vidéos, documentaires, conférences, lectures scéniques, atelier d'écriture, livre témoignage autour du personnage : «En amour avec Marie» a réuni un collectif d’écrivains qui ont témoigné de leur flamme pour Chauvet. Autant de moments forts pour célébrer le centenaire de cette figure emblématique de la littérature haïtienne. Rencontre des musiques du monde « Célébrer la fête de la musique, c’est être à l’écoute du monde. » Du 16 au 25 juin 2016, l’Association Tamise, en collaboration avec Caracoli, avait fait le bonheur des artistes haïtiens. Ils étaient avec leurs pairs, des artistes en provenance de la Caraïbe (République dominicaine), de l’Europe (Belgique, France) et de l’Afrique (Cap-Vert, Mali). De belles affiches pour des concerts gratuits durant 10 jours dans différents lieux : École de musique Ste-Trinité, Fokal, Institut français, Yanvalou restaurant, Café Selecto et les Alliances françaises en Haïti. Le public a connu de grandes joies avec le groupe Au P’tit Bonheur, la lauréate du prix Découverte RFI 2015 Élida Almeida, Habib Koité, Xiomara Fortuna, Pierre Vaiana, Daniel Bernard Roumain, Tamara Suffren, Érol Josué et Nègès fla vaudou. Côté pédagogique, des ateliers, des conférences et des projections avaient eu lieu autour de la musique. Le ministère de la Culture reçoit Makenzy Orcel Pour son roman « L’ombre animale » paru en janvier 2016 chez les éditions Zulma, Makenzy Orcel a remporté quatre prix pour l’année : prix Littérature-monde, prix Louis Guilloux, prix littéraire des Caraïbes de l'ADELF, prix Éthiophile. Marc-Aurèle Garcia, ministre de la Culture et de la Communication, a rencontré, en juin dernier, cet écrivain sacré « enfant terrible de la littérature haïtienne » par les éditions Zulma. La rencontre de l’écrivain avec le numéro 1 de la Culture a porté sur le travail et le parcours de l’auteur. Festival Nègès mawon Sur le thème « Feminis, poukisa ? », le festival Nègès mawon s’est déroulé, du 18 au 24 juillet, dans de nombreux sites à Port-au-Pince. Le festival était un plaidoyer en faveur de l’art et de la culture. Les activités ont porté sur un ensemble de réflexions articulées autour des enjeux du combat féministe en Haïti. Des pièces de théâtre comme Talon aiguille/ Talon d’Achille de Gaëlle Bien-Aimé ont fait succès à cet évènement. La conférence « Femme et pouvoir » prononcée par Mirlande Hyppolite Manigat, Adeline Chancy et deux autres consœurs, à l’Institut français, en a été le point d’orgue. Projections, expositions, conférences, ateliers, spectacles ont rythmé le festival. Des pancartes osées ont capté l’attention : «Zozo pa zam», Espace privé, Pa chwazi pou mwen, M pap vann kenèp. Thony Mahotière, alias Tony Mix, nommé ambassadeur de la culture pour la commune de Carrefour La nomination du disc-jockey le plus populaire d’Haïti comme ambassadeur de la culture par le nouveau maire élu de la commune de Carrefour a fait scandale et soulevé une vague de contestations. Le maire Jude Édouard Pierre a expliqué que la valeur de Tony Mix dépasse les frontières de Carrefour et même d’Haïti. Commémoration des 70 ans des Cinq Glorieuses pour honorer Gérald Bloncourt Du 16 au 22 novembre, une série d’activités (conférence, exposition de photographies, lecture de textes) ont marqué les 70 ans des Cinq Glorieuses. Le reporter-photographe, peintre et écrivain Gérald Bloncourt, figure emblématique du mouvement révolutionnaire de janvier 1946, qui a renversé le président Élie Lescot, était en Haïti pour l’évènement. Un hommage bien mérité lui a été rendu. Cinquième édition du Festival international Ayiti couleurs au Cap-Haïtien L’association culturelle Atelier Soleil a réalisé cette année la 5e édition de son Festival international Ayiti couleurs (FIAC). Du 10 au 20 novembre 2016, des artistes venus de la France, d’Italie, de la Belgique, de la Russie et du Burkina-Faso et des acteurs haïtiens ont investi plusieurs lieux de rencontres culturelles au Cap-Haïtien : écoles, Alliance française, Bibliothèques, hounforts. Malgré les pluies ininterrompues qui se sont abattues sur la métropole du Nord, FIAC a maintenu ses activités : théâtre, art sacré, causeries, atelier d’écriture journalistique. Des acteurs de plusieurs pays francophones ont fait un triomphe avec « Un arc-en-ciel pour l’Occident chrétien », texte de René Depestre mis en scène par l’Italien Pietro Varasso. Cette pièce a été reprise au festival de théâtre Quatre chemins. 11- 13e édition du Festival Quatre chemins Du 21 novembre au 3 décembre 2016, divers espaces culturels de la capitale, dont la Fokal, le Villate, le Centre d’art et l’Institut français en Haïti, ont accueilli une soixantaine de représentations dans le cadre du Festival Quatre chemins. Devenu en treize ans plus qu’un festival de théâtre, «Quatre Chemins» a rêvé cette année de liens entre Haïti et la République dominicaine. « Lanmou pa konplike » a été le slogan phare de cette 13e édition qui a mis en honneur le marionnettiste haïtien Ernst Saint-Rome et l’artiste performatif dominicain David Pérez Karmadavis. Le mérite du festival repose tant sur l’organisation que sur la qualité des représentations.